A la une, Arts, Interviews
Leave a Comment

Vincent Dumestre, le Gentilhomme de la musique baroque

Fondateur et directeur artistique du Poème Harmonique, Vincent Dumestre explore avec son ensemble le répertoire vocal et instrumental du XVIIe et du début du XVIIIe siècles. Entouré d’une troupe d’artistes fidélisés, il s’attache à faire revivre les arts scéniques baroques, favorisant ainsi dans nombre de ses projets la rencontre entre les disciplines artistiques.

Vincent Dumestre est né en mai 1968. Après des études d’histoire de l’art à l’Ecole du Louvre et de guitare classique à l’Ecole Normale de Musique de Paris, il se consacre à la musique pour luth, guitare baroque et théorbe qu’il étudie lors de stages avec Hopkinson Smith, Eugène Ferré, au CRR de Toulouse avec Rolf Lislevand, et au CRR de Boulogne dans la classe de basse continue, où il obtient son diplôme supérieur à l’unanimité. Il participe dès lors à de nombreux concerts, notamment avec les ensembles Ricercar Consort, La Simphonie du Marais, Le Concert des Nations, La Grande Ecurie et la Chambre du Roy, Akademia, le Centre de Musique Baroque de Versailles, avec lesquels il a réalisé une trentaine d’enregistrements.

C’est en 1998 qu’il fonde le Poème Harmonique – compagnie musicale spécialisée dans le répertoire baroque – dont il définit les orientations artistiques et assure la direction. Dès ses premières productions, l’ensemble est immédiatement remarqué, et la revue Diapason élit Vincent Dumestre « jeune talent de l’année 1999 » pour le travail qu’il effectue au sein du Poème Harmonique. Ses enregistrements reçoivent les meilleures récompenses de la presse (Diapason d’Or de l’année, Choc du Monde de la Musique de l’année, Recommandé par Classica, Répertoire, Opéra International, Télérama etc.).

Si son parcours artistique se confond alors essentiellement avec celui de l’ensemble qu’il anime, Vincent Dumestre occupe une place singulière sur la scène baroque internationale. Seul musicien à diriger une compagnie directement impliquée dans la production de spectacles scéniques de grandes dimensions (Le Bourgeois Gentilhomme en 2004, Le Carnaval Baroque en 2006, Cadmus et Hermione en 2008, Egisto en 2012), il contribue à une nouvelle perception des rapports entre musique et théâtre. Cette approche artistique suscite un immense engouement tant de la part des critiques, avec d’innombrables récompenses en France comme à l’étranger, que du public, plus de 120.000 spectateurs ayant vu ces spectacles, dont les DVD se vendent par dizaines de milliers.

Le même esprit d’innovation se retrouve dans les programmes de chambre auxquels Vincent Dumestre continue à prendre part comme instrumentiste avec ses chanteurs et musiciens. Ce versant de son travail reste fondamental pour lui, même si l’évolution du Poème Harmonique l’amène à développer son activité de chef d’orchestre. Ces quatre dernières années, la renommée de Vincent Dumestre et du Poème Harmonique a connu un développement spectaculaire, les productions scéniques et concerts de l’ensemble étant désormais accueillis par les programmateurs les plus prestigieux en France et à l’étranger.

En 2004, le Ministre de la Culture nomme Vincent Dumestre Chevalier des Arts et des Lettres. En 2005, il reçoit le grand prix du disque et du DVD de l’Académie Charles-Cros, catégorie musique baroque, pour son Bourgeois Gentilhomme mis en scène par Benjamin Lazar.

130928_lepoemeharmonique_1_c_guyvivien

1. Vous considérez-vous comme une figure de la musique ?

Vincent Dumestre : Ce serait bien prétentieux ! Je tâche modestement de participer à l’élan majestueux qui est celui de l’affirmation de la musique ancienne dans le panorama des musiques que le public écoute, dans le monde, depuis un grand demi siècle. Cette musique d’autrefois, pour des raisons inhérentes à son écriture, son évolution et à l’histoire de son édition, donne aux interprètes une assez grande place pour son interprétation renouvelée – suffisamment en tout cas pour qu’il y ait des époques et des genres très divers depuis 50 ans. J’ai insufflé pour ma part, l’un de ces courant – tout en étant moi-même influencé par les styles de mes collègues et des maitres qui m’ont nourris. Artisan et artiste, en somme.

hiroshige-02

2. Comment définiriez-vous votre style ?

Vincent Dumestre : Mon style est lié au cœur du répertoire que je défends, celui du 17ème siècle, ce qu’on peut appeler le premier baroque. C’est une musique d’une grande sensualité, qui joue – au sens ludique du terme – avec l’improvisation et avec la couleur des instruments et des voix. Coloriste donc. J’y recherche toujours un équivalent musical de l’oxymore en poésie, cet élément fondateur de la culture baroque dont Eugène Green parle si bien dans sa Parole Baroque. Et c’est à travers cette figure d’opposition qui est selon moi un principe musical de cette époque que je conçois une théâtralité baroque : entre le répertoire profane et le répertoire sacré romain, entre les écritures savantes et les formules populaires vénitiennes, entre la puissance de l’appareil mélodique et la construction harmonique naissante alors, tout ou presque se range à la figure de l’oxymore.

©‎ Jean-Baptiste Millot

©‎ Jean-Baptiste Millot

3. Quelle fut votre première rencontre avec la musique classique ?

Vincent Dumestre : Mes parents écoutaient assez peu de musique classique. Quelques 33 tours tout de même, des Concertos de Bach pour clavecin, la musique sacrée de William Byrd, et plus étonnement, de la musique pour luth baroque française par Hopkinson Smith ! Mais l’essentiel était plutôt reggae, musique afro-cubaine, musiques folk… J’avais une dizaine d’année. J’ai découvert alors le piano à l’âge de 12 ans, et malheureusement en même temps que lui j’ai découvert le fonctionnement d’un conservatoire, alors inadapté à mes attentes en matière de musique… J’ai donc arrêté, joué de la guitare rock et folk, pour ensuite reprendre des études de guitare classique, qui m’ont mené à l’Ecole Alfred Cortot, à Paris, pour un parcours enfin classique. Le luth est venu naturellement, ensuite…

image_content_Personnalise_18281586_20150125234704

4. Présentez-nous le Poème Harmonique que vous avez fondé en 1998 et dont vous êtes le Directeur Artistique…

Vincent Dumestre : Il y a beaucoup à dire après dix-sept ans d’existence ! Bien sûr, l’attachement au 17ème siècle et aux répertoires oubliés reste encore aujourd’hui un dénominateur commun. De Bellerofonte Castaldi à Luís de Briceño, nous avons exhumé des trésors, pas seulement parce qu’ils le méritaient, mais parce que cela correspond pour moi à une manière d’envisager le métier de musicien. À mon sens, on ne peut aborder le baroque uniquement à travers le prisme de quelques chefs-d’œuvre déjà consacrés : pour comprendre l’esprit de la musique que je joue et dirige, il me faut pratiquer les partitions qui composaient l’air du temps à ces époques, qui sont comme le sous-texte de celles que l’on connaît déjà. Ce n’est qu’en passant par l’air de cour, la chanson populaire et les multiples tendances musicales françaises du XVIIe siècle, par exemple, que je parviens à embrasser la richesse d’un opéra comme Cadmus et Hermione. C’est aussi ce qui me permet de monter parfois des pièces maitresses comme le Te Deum de Charpentier ou le Combattimento de Monteverdi : je ne le ferais pas si je n’étais pas prêt à y mettre en relief ce qui relève de parentés laissées pour compte.

Outre cette question des différentes influences, j’attache une grande importance à la notion d’harmonie, présente dans le nom de mon ensemble. Moi-même luthiste, théorbiste et guitariste, je suis particulièrement sensible à la manière dont la polyphonie naît et se déploie, et surtout aux timbres qui la font exister. C’est pourquoi nos interprétations se distinguent souvent par une grande richesse de couleurs, là où nous pourrions nous contenter, par exemple, d’un continuo réduit à deux ou trois instruments. Aujourd’hui, notre place sur la scène musicale internationale et notre expérience de nombreux répertoires nous permettent de mener de front des projets ambitieux et très divers. La saison qui vient nous verra par exemple reprendre Didon et Énée de Purcell tout en présentant Cœur, un nouveau programme d’airs de cour récemment paru en disque, en même temps que nous créerons To be or not to be, un spectacle que j’ai imaginé avec le metteur en scène Vincent Huguet et qui fait se rencontrer Purcell et Shakespeare. Ces spectacles originaux, de notre cru, et qui font se rencontrer différentes disciplines artistiques, sont un autre élément de notre identité, une autre manière de présenter les multiples facettes qui composent l’esprit baroque.

5. Vous avez consacré un album aux Carnets de voyage de Charles Tessier, compositeur du 16ème siècle…

Vincent Dumestre : Carnets de voyage est le titre de l’album, ceux des recueils de Tessier étant plus conventionnels. Il convient cependant parfaitement à cette figure fascinante, dont une grande partie de la carrière se déroule au 16ème siècle, mais qui est véritablement un lien entre la renaissance et le baroque, en même temps qu’entre la musique populaire et la savante. Ses destinations attestées ou supposées incluent bien sûr l’Italie, l’Angleterre, l’Allemagne, l’Espagne, mais également l’Arabie !

Tessier est emblématique de ce que j’évoquais précédemment, à savoir l’extraordinaire rencontre de codes nationaux, esthétiques, sociaux et symboliques qu’est le baroque. Comme Dowland, il publie ses airs à la fois en polyphonie et pour voix seule avec accompagnement de luth, pour satisfaire à la sensibilité du siècle qui s’en va comme à celle du siècle qui vient. De même, ses recueils voient se côtoyer la poésie la plus galante et les chansons les plus gauloises ! Il est l’un de ces personnages qui aident à se représenter la vitalité de la vie artistique et musicale au tournant du XVIIe siècle, dans un monde en mouvement où s’entrechoquent des éléments on ne peut plus hétérogènes.

6. Dans un autre répertoire, Aux Marches du palais et Plaisirs d’amour furent deux succès discographiques du Poème Harmonique…

Vincent Dumestre : Ces deux projets autour de la chanson populaire n’étaient pour ainsi dire pas prévus au programme et relèvent plus d’un chemin qui s’est ouvert que d’un itinéraire tracé à l’avance. J’ai voulu me confronter à ce répertoire notamment pour m’imprégner des influences qui parcourent la musique savante baroque, et sans lesquelles celle-ci perd une grande part de sa saveur. Ceci étant, j’ai des affinités sincères et anciennes avec la musique populaire, que j’ai chanté et joué dans ma jeunesse. Ce travail était aussi l’occasion de remettre en question l’opposition entre domaines populaire et savant. Premièrement parce que certaines chansons sont très complexes et trahissent une circulation à travers des milieux artistiques érudits, la seule distinction pertinente concernant en fait le mode de transmission, oral ou écrit. Deuxièmement parce que ces deux sphères, populaire et savante, ne s’opposaient pas à l’époque ; simplement, les élites, qui connaissaient les musiques populaires à travers la vie de tous les jours, l’intégraient aux techniques et aux formes de la culture aristocratique et bourgeoise. Mais s’il fallait ne retenir que l’essentiel de ces albums, ce serait le lien tissé entre nos sensibilités de mélomanes et d’enfants, et la perpétuation d’une œuvre venue du fond des âges, à la fois singulière et universelle, à l’heure où nos esprits deviennent toujours plus dépendants de technologies virtuelles et sans mémoire.

1412_513006c3

7. Comédiens, danseurs, chanteurs, marionnettistes, artistes du cirque… Tous les arts sont sollicités au sein de vos spectacles scéniques (Le Bourgeois Gentilhomme, Cadmus & Hermione, Caligula, Le Carnaval Baroque (…) : le Poème Harmonique se veut fédérateur de toute forme d’art baroque ?

Vincent Dumestre : Fédérer, cela semble supposer d’agir en démiurges, comme s’il fallait inventer ces rencontres entre les arts. Or, elles sont essentiellement baroques ; nous ne faisons qu’aller au bout de notre démarche, au lieu de nous arrêter à restituer la musique. Si je me tourne en tant que musicien vers le répertoire qui est le nôtre, c’est par passion pour la sensibilité de cette époque, sous tous ses aspects. De même que je ne m’imagine pas diriger une tragédie lyrique sans y entendre l’héritage de l’air de cour et de musiques populaires, je suis hanté par l’imaginaire pictural, littéraire, architectural, scénique du baroque. Dans des œuvres comme Le Bourgeois gentilhomme et Cadmus et Hermione, Benjamin Lazar et moi-même avons reproduit à notre manière des éléments propres à la scénographie du temps de Lully : l’éclairage à la bougie, l’interaction avec le théâtre, la machinerie scénique… Le Carnaval Baroque et Venezia sont des créations originales, des rêves où prennent vie mes goûts et ceux des metteurs en scène, mais les scènes de rues où se croisent danseurs, acrobates et artistes de cirque sont attestées par les témoignages du 17ème siècle.

Didon par le Poème Harmonique © Jean Pouget

Didon par le Poème Harmonique © Jean Pouget

8. Vos spectacles semblent vouloir rendre à la musique sa vocation spectaculaire et populaire ?

Vincent Dumestre : Toutes les œuvres que je présente avec Le Poème Harmonique ne sont pas intrinsèquement populaires ou spectaculaires, mais toutes vont plus loin que les seules sources écrites qui nous sont parvenues. Je cherche, en passant encore une fois par l’exploration la plus vaste possible d’une époque, à faire ressortir ce qu’une partition a de vivant, ce qui la relie à la vie de tous les jours ou à d’autres productions musicales, savantes ou non. Surtout, je m’applique à présenter les choses d’une manière qui puisse parler au public, à laquelle on soit immédiatement sensible ; tout ce qui peut m’occuper intellectuellement doit pouvoir se sentir, sans qu’on ait à reconstituer le fil de ma pensée pour apprécier la musique. C’est une chose qu’on apprend vraiment avec le temps, plus qu’avec les rencontres : ce qu’on fait sur scène, avec nos instruments, ne nous appartient pas, c’est la perception du public qui y donne du sens et de la valeur, même si l’on anticipe en partie cette perception. Il est formidable et touchant de remarquer, à l’issue d’un concert, la diversité des témoignages que peuvent apporter les auditeurs. En ce qui concerne la dimension proprement populaire et spectaculaire, certains programmes, comme Le Carnaval Baroque, la suggèrent naturellement, d’autres moins – je pense, par exemple, aux Leçons de Ténèbres de différents auteurs que nous jouons. L’essentiel est de créer un lien avec ceux qui nous écoutent, et quand la transposition de l’esprit baroque donne une mise en forme qui plait à tout les publics, il ne faut surtout pas s’en priver !

9. Quelle part tient la rechercher historique dans vos projets ?

Vincent Dumestre : Dans les premières étapes d’un projet, je veille à rassembler le plus grand nombre de sources possible, concernant à la fois le répertoire dans lequel je m’apprête à puiser et les pratiques musicales attestées à une certaine époque dans une certaine esthétique, voire dans une œuvre en particulier. Quand nous avons enregistré le Combattimento de Monteverdi, nous venions de retrouver à Venise le palais et la salle dans lesquels l’œuvre avait été créée ; d’après la configuration des lieux, il était évident que l’instrumentarium et la scénographie ne pouvaient dépasser une certaine dimension, une certaine amplitude. Je m’entoure également de chercheurs, spécialistes des différents répertoires que j’aborde.

1408_ca172848

Si nos interprétations paraissent souvent très libres et spontanées, c’est qu’après avoir minutieusement fouillé les manuscrits et témoignages d’époque, j’oublie justement cette partie théorique, ou plutôt je l’incorpore à mon jeu, à ma direction, comme quelque chose d’acquis. C’est la même chose lorsqu’on veut faire entendre dans un répertoire les échos d’un autre : lorsque c’est suffisamment intégré, il n’y a plus besoin de pointer chaque chose du doigt. Mais bien sûr, pour se faire une idée suffisamment complète des périodes que j’aborde, il faut beaucoup chercher.

© Michał Ramus

© Michał Ramus

10. Comment choisissez-vous vos chanteurs ?

Vincent Dumestre : Quand c’est possible, j’évite de faire passer des auditions. Je préfère travailler directement avec les gens en répétition, les mettre à l’aise, écouter ce qu’ils ont à dire et voir comment ils réagissent à mes propositions. De manière générale, j’aime la singularité, plus que le consensus : je suis enthousiaste et travaille volontiers avec des chanteurs qui ont leur propre univers, proche du mien ou non, mais riche et clairement dessiné. C’est ainsi que j’ai pu construire un travail avec Pino de Vittorio, unique dans ses allers retours entre traditions orales et musiques savantes, avec Isabelle Druet, Marc Mauillon ou Claire Lefilliâtre.

Egisto par le Poème Harmonique © Jean Pouget

Egisto par le Poème Harmonique © Jean Pouget

11.Sur quels projets travaillez-vous actuellement ?

Vincent Dumestre : L’année 2016 sera marquée par un investissement plus fort que jamais dans la musique anglaise. Outre la reprise de Didon et Énée à Rouen, Versailles et Vichy, un programme à grand effectif orchestral et choral réunira des hymnes de Purcell et l’Ode sur la mort de Henry Purcell de Jeremiah Clarke, chef-d’œuvre d’un compositeur injustement oublié. Et puis il y a ce spectacle que j’ai évoqué précédemment, To be or not to be, où se répondent des scènes de Shakespeare et des pages orchestrales de Purcell, pour rêver la rencontre de ces deux génies séparés par le temps. J’ai retrouvé pour l’occasion le seul récitatif jamais composé sur le soliloque de Hamlet, dont la musique est de Cesare Morelli, et autour duquel se construit un spectacle mené par des personnages antinomiques, dans la veine de nos précédentes créations scéniques. Je partirai également en tournée avec Cœur, programme d’airs de cour qui paraît actuellement chez Alpha, et après avoir donné les Leçons de Ténèbres de Cavalieri, Lalande et Couperin, j’aborderai celles de Charpentier, couplées avec ses magnifiques Méditations pour le Carême, écrites pour voix d’hommes.

Mais surtout, l’année 2016 marque l’ouverture de la Chapelle Corneille à Rouen. La Région Normandie m’offre la possibilité de programmer dans ce lieu baroque par excellence, d’y créer, produire, et diffuser le Poème Harmonique, sous toutes ses formes musicales, d’y inventer les liens baroques que la musique partage avec la peinture (en collaboration avec le Musée des Beaux Arts de Rouen), avec la gastronomie (avec un chef étoilé rouennais qui viendra improviser un diner baroque sur un thème musical), avec la littérature (Mickael Edwards de l’Académie Française y viendra parler de Shakespeare, justement)…

J’y créé le 1er concours International pour solistes en Musique Ancienne, et j’y inviterai des formations amies et collègues : on y entendra notamment Jean Rondeau, Jordi Savall, ou Justin Taylor… Bref, une vraie fête baroque, qui commencera le 5 février avec les fameux Selva Morale de Monteverdi, ou nous ferons résonner les voutes du 17ème siècle de ce lieu dont Marie de Médicis a posé la première pierre…

En savoir plus : 

http://www.lepoemeharmonique.fr/

https://fr.wikipedia.org/wiki/Vincent_Dumestre

Leave a Reply

Fill in your details below or click an icon to log in:

WordPress.com Logo

You are commenting using your WordPress.com account. Log Out / Change )

Twitter picture

You are commenting using your Twitter account. Log Out / Change )

Facebook photo

You are commenting using your Facebook account. Log Out / Change )

Google+ photo

You are commenting using your Google+ account. Log Out / Change )

Connecting to %s